LANVERN EN 1426

   En 1426 la Bretagne est un État souverain. Pour faire face aux dépenses de l’État, le duc Jean IV doit lever des impôts dits «extraordinaires» qualifiés de «fouages» car l’impôt est établi par «feu», c’est-à-dire par foyer fiscal.
   D’où la Réformation des fouages de 1426, c’est-à-dire une enquête systématique dans chaque paroisse pour relever le nombre de foyers imposables. Sont dispensés de cet impôt les nobles (soumis à l’ost, le service armé) et leurs métayers. La Réformation de 1426 constitue le plus vaste recensement conservé de toute l’Europe de cette époque.
Lanvern, lieux notables en 1426
    La paroisse de Lanvern compte selon ce recensement 1 noble, 2 métayers exemptés et 49 contribuants.  Le document précise quelques éléments. Au manoir de Penanlen, Guillaume Le Rest et son père Alain, métayers de Alain Penanlen, noble, sont exemptés. A Lanvern, Glaezren Guyomarch «se dit noble et ne veut payer fouages». Au manoir de Kergambahez, les terres, propriété de Yvon et Jehan de la Bruyère, comptent deux métairies, l’une sur la paroisse de Lanvern, exploitée par Guillaume Cogniou,  l’autre au manoir ancien de Kergambahez Vraz, où réside le métayer Hervé Glaezren (une enquête antérieure de 1395 signale à Lanvern Jean Guyomarch, «noble marchand sur mer», sieur de Lanvern).

    En 1426, la paroisse de Plonéour se partage entre les terres faisant partie du fief du Pont et celles relevant du fief du duc de Bretagne. "Au fief du duc : 9 nobles, 11 métayers exempts, 99 contribuants ; au fief du Pont : 7 nobles, 17 métayers exempts, 1 maître d’école, 136 contribuants".

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